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Emirates et le Canada

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Emirates et le Canada

Le partenariat entre Emirates et le Canada a débuté le 29 octobre 2007 avec le lancement des trois vols hebdomadaires sans escale reliant Dubai à Toronto. Il s'agit du nombre maximum de vols pouvant être opérés dans le cadre de l'accord relatif au transport aérien actuel entre le Canada et les E.A.U. Chaque année, ces vols opèrent avec un taux d'occupation moyen de plus de 90%. Il s'agit d'une indication d'une forte demande et un vol quotidien entre Toronto et Dubai bénéficierait aux voyageurs, aux entreprises et au tourisme.

Sur la durée, nous souhaiterions également accroître raisonnablement le nombre de nos vols vers plus de villes canadiennes telles que Calgary et Vancouver, tout comme nous avons développé d'autres marchés tels que l'Australie, l'Allemagne, les États-Unis et le Royaume-Uni.

En savoir plus sur les opérations d'Emirates dans notre fiche Emirates et le Canada(Ouvre un PDF dans un nouvel onglet).

Une opportunité de partenariat florissant

L'histoire entre Dubai et le Canada

Dubai : un marché fort et en expansion à l'export

En 2015, les E.A.U. étaient le plus grand marché d'exportation de marchandises du Canada au Moyen-Orient et dans la région de l'Afrique du Nord.

  • Les exportations canadiennes vers les E.A.U. ont atteint les 2 milliards de CAD en 2015, soit une augmentation de 14% par rapport à l'année précédente, et cette tendance devrait se confirmer.
  • À Dubai, on compte plus de 150 entreprises canadiennes en activité et 1 114 sociétés enregistrées par des citoyens canadiens.
  • Le trafic de passagers et de marchandises entre le Canada et les E.A.U., en particulier Dubai, connait une croissance rapide.
  • En 2009, le Canada et les E.A.U. ont signé un protocole d'accord sur le commerce et les investissements qui reconnaissait l'énorme potentiel de croissance en termes de commerce entre les deux pays. Ces derniers ont également signé un accord de coopération nucléaire dans lequel le Canada fournira de l'uranium et des technologies aux E.A.U.
  • Dans l'objectif de raviver la relation commerciale et de favoriser les partenariats commerciaux et stratégiques entre les deux pays, les E.A.U. et le Canada ont lancé un conseil économique conjoint à Montréal au Canada en octobre 2013.
  • Même Air Canada, membre de Star Alliance, a reconnu que le marché Dubai-Canada était insuffisamment desservi et a commencé à proposer des vols entre Toronto et Dubai en novembre 2015.

Nous pensons qu'un accès plus fréquent au Canada pour Emirates aurait un impact positif sur la relation commerciale du pays avec les E.A.U., facilitant ainsi le transport de marchandises et de personnes entre les deux pays. Même si le gouvernement canadien favorise la conclusion d'accords de « ciel ouvert », beaucoup de ceux-ci ont été signés avec des pays qui constituent des marchés à l'exportation moins profitables pour le Canada.

Dans ces pays où un accord de « ciel ouvert » a été conclu, la relation commerciale entre le Canada et ces pays est sensiblement différente par rapport aux E.A.U. et Dubai :

Pays Exportations canadiennes en 2015 (en millions de CAD) Classement des exports Total des échanges en 2015 (en millions de CAD) Classement total des exports
Corée du Sud 4 027 7 11 905 7
Brésil 2 250 14 5 990 13
Suisse 1 186 22 5 713 14
Irlande 601 39 2 280 31
Nouvelle-Zélande 475 44 1 157 47
Trinité-et-Tobago 306 55 648 62
République dominicaine 177 63 1 199 45
Costa Rica 163 65 665 60
Jamaïque 114 72 355 71
Islande 88 79 186 85
Barbade 72 86 83 107
Le Salvador 60 90 167 89
Nicaragua 44 98 243 77
Honduras 40 101 377 68
Curaçao 16 133 22 142
Saint-Martin 8 157 9 168
Émirats arabes unis 2 025 15 2 167 34

Source : Statistique Canada et Bureau de recensement des États-Unis.

Comme le montre le tableau, les E.A.U. représentent un marché à l'exportation beaucoup plus important pour le Canada que la plupart des autres pays avec lesquels des accords de « ciel ouvert » ont été signés, à l'exception de la Corée du Sud et du Brésil. Il met également en évidence le potentiel d'augmentation des échanges si la fréquence des vols Emirates reliant le Canada était accrue.

Un nouveau marché touristique pour le Canada

Le secteur du tourisme au Canada est en prise avec certaines difficultés, et le trafic à destination du Canada en provenance des marchés traditionnels connait une baisse notable. Selon la Commission canadienne du tourisme, les visiteurs étrangers ont passé 16,4 millions de nuits au Canada en 2014, une augmentation de 2,7% par rapport à 2013, mais en baisse de 16% par rapport à 2000. Les gouvernements des provinces et les opérateurs du secteur du tourisme cherchent désespérément à ouvrir de nouveaux marchés, dont celui des E.A.U.

Les touristes des E.A.U. sont parmi les plus prisés au monde et dépensent en moyenne 10 000 CAD par personne et par semaine lorsqu’ils sont en vacances. La durée moyenne du séjour de vacances d’un Émirati aux États-Unis est d’un mois, mais beaucoup d’entre eux le prolongent jusqu’à huit semaines.

Ce potentiel est le même au Canada et Emirates a les moyens de relier le pays. Pourtant, cette opportunité n'est pas exploitée en raison des restrictions de vols. Comme l’indique le tableau ci-dessous, d’autres pays ont ouvert leurs portes à des vols d’Emirates supplémentaires et ont bénéficié des avantages économiques et touristiques correspondants.

Pays Vols hebdomadaires d’Emirates (Été 2016) Restrictions en matière de vols
Royaume-Uni 126 Sans restriction
États-Unis 112 Sans restriction
Australie 77 105
Allemagne 70 Sans restriction
Afrique du Sud 56 56
Nouvelle-Zélande 35 Sans restriction
Canada 3 3

* Le nombre maximum de vols Emirates hebdomadaires autorisés dans le cadre des accords de service aérien existant entre les E.A.U. et le pays en question.

Une opportunité pour le Canada

Le Canada ne peut pas bénéficier complètement de ces avantages commerciaux, touristiques et économiques importants si le nombre de vols autorisés entre le Canada et les E.A.U. n'est pas augmenté dans le cadre de l'Accord relatif aux transports aériens. Dubai s’impose comme un acteur économique mondial, qui présente une vaste gamme d’opportunités pour les entreprises canadiennes. Renforcer la relation entre Emirates et le Canada grâce à une augmentation de la fréquence des vols en provenance et à destination de Dubai favoriserait d'autant plus les échanges, les investissements, le tourisme, l'emploi, générant des avantages économiques et sociaux importants pour le Canada et ses habitants.

Une petite croissance de la part de marché ne représente aucune menace.

Air Canada serait-elle affectée ?

Certains s'inquiètent d'une concurrence accrue avec Air Canada si un vol quotidien entre Dubai et Toronto venait à être assuré par Emirates. Nous pensons que ces inquiétudes sont complètement disproportionnées. Actuellement, à l'aéroport Pearson de Toronto, notre part des départs internationaux hebdomadaires est de 0,1%, tandis que notre part des sièges sur les vols internationaux est de 0,5%, comparées à Air Canada qui détient 52% des départs internationaux hebdomadaires et 48% des sièges sur les vols internationaux. Avec un vol quotidien, ces proportions augmenteraient de façon marginale, passant respectivement à 0,3% et 1,1% pour Emirates. De telles augmentations mineures ne sont pas en mesure de présenter une menace pour Air Canada si Emirates opère des vols supplémentaires.

  • En novembre 2015, Air Canada a ouvert un vol direct entre Toronto et Dubai, avec trois vols par semaine, ainsi que quatre vols hebdomadaires directs de Toronto à Delhi. Il n'y a pas de duplication concurrentielle directe entre Emirates et Air Canada au Moyen-Orient, en Afrique ou sur le sous-continent d'Asie du Sud, dans la mesure où Air Canada n'exploite pas de lignes vers ces régions en dehors de Dubai et Delhi.
  • Pour ce qui est des affirmations selon lesquelles Emirates dépend du trafic de pays tiers, notre trafic en correspondance n'est que complémentaire des vols substantiels et en croissance rapide en provenance et à destination du Canada et des E.A.U. sur nos lignes reliant Dubai et Toronto. Grâce à ces lignes en correspondance, nous offrons également un accès supplémentaire entre le Canada et différentes régions du monde qui sont insuffisamment ou non desservies depuis le Canada. Les passagers en correspondance représentent maintenant un élément essentiel du trafic général pour tous les exploitants de réseaux, en particulier Air Canada et ses partenaires de Star Alliance.
  • Il n'est pas crédible de suggérer que les intérêts commerciaux des partenaires d'Air Canada au sein de Star Alliance (avec ses 28 compagnies aériennes membres, un nombre de passagers annuel dépassant les 641,10 millions, une flotte de plus de 4 700 appareils et une part de 61% des départs internationaux hebdomadaires depuis l'aéroport Pearson de Toronto) seraient substantiellement affectés par un vol quotidien d'Emirates entre Dubai et Toronto.
  • Nous essayons toujours de générer de nouvelles demandes plutôt que de redistribuer le trafic existant. Nous n'avons pas pour politique de nous adonner à des pratiques de dumping ou de prix d'éviction. Nous fixons les prix de nos produits de manière concurrentielle sur tous les marchés.

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