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Forum aux questions

Forum aux questions
Certains de vos concurrents accusent Emirates de profiter d’un avantage déloyal en terme de carburant. Ces allégations sont-elles fondées ?Quelle est la relation entre Emirates et le gouvernement de Dubai ?
Qu'en est-il des redevances aéroportuaires ? En payez-vous ?Qu’est-ce qui fait le succès de Dubai ?
Et les taxes ?Bénéficiez-vous d’avantages en termes de coût de la main d’œuvre par rapport à des transporteurs européens ou canadiens par exemple ?
Quelles sont vos sources de financement ?Pourquoi l’opinion d’Emirates présente-t-elle un intérêt pour les décisionnaires politiques et les autres parties prenantes du secteur de l’aviation ?
Dans quelle mesure Emirates a-t-il recours au trafic de sixième liberté ? (Le droit de transporter des passagers ou des cargaisons d’un deuxième à un troisième pays avec escale à Dubai)

Q. Certains de vos concurrents accusent Emirates de profiter d’un avantage déloyal en terme de carburant. Ces allégations sont-elles fondées ?

R. Emirates achète son carburant dans les mêmes conditions que toutes les autres compagnies aériennes commerciales dans tous les aéroports dans lesquels la société opère, y compris l’aéroport international de Dubai. En 2008/09, le carburant représentait 35% des dépenses totales d’Emirates, ce qui est comparable aux dépenses des autres transporteurs longs courriers internationaux tels que Qantas, Singapore Airlines, Air Canada, Lufthansa ou British Airways.

Comme beaucoup d’autres compagnies aériennes opérant en fonction de principes entièrement commerciaux, Emirates n’a pas été épargnée par les conséquences néfastes de la volatilité sans précédent des cours du pétrole au cours de la décennie qui vient de s’écouler. Les dépenses d’Emirates en carburant ont connu une augmentation spectaculaire de 891 millions d’USD en 2004/05 à 3 925 millions d’USD au cours de l’exercice financier 2008/09, en dépit d’une flotte d’appareils particulièrement économiques. À partir d’une base historiquement basse, l’importance du pétrole pour Dubai est en diminution régulière depuis quelques décennies au point qu’aujourd’hui, le PIB lié au pétrole ne représente plus que moins de 5% du PIB total de Dubai.

Q. Qu'en est-il des redevances aéroportuaires ? En payez-vous ?

R. Emirates paie le coût total des redevances aéroportuaires à sa principale base opérationnelle, l’aéroport international de Dubai, et ne bénéficie d’aucune sorte de remise en fonction du volume. Emirates paie les mêmes droits de survol standard appliqués aux autres compagnies aériennes dans l’ensemble de son réseau, et les mêmes frais de manutention aéroportuaire à dnata Airport Operations (une société du Groupe Emirates et l’agent de manutention à l’aéroport international de Dubai) qu’une compagnie aérienne cliente de volume similaire. Emirates est également soumise aux mêmes droits de douane que toutes les autres compagnies aériennes opérant à destination et en provenance de pays du Conseil de Coopération du Golfe.

Q. Et les taxes ?

R. Emirates est responsable de toutes les taxes applicables dans tous les pays de son réseau. Comme plus de 130 compagnies exploitant des lignes régulières (dont certains auteurs des critiques les plus véhémentes à notre égard en ce qui concerne la question des subventions) à l’aéroport international de Dubai, Emirates est soumis à un régime d’exonération d’impôts en vigueur aux Emirats Arabes Unis et qui existait avant les premiers vols d’Emirates en 1985.

Q. Quelles sont vos sources de financement ?

R. Emirates a toujours obtenu des financements sur les marchés internationaux et régionaux et les principales banques, correspondant à des titres adossés à des actifs commerciaux. Aucun financement n’a été obtenu auprès de l’Investment Corporation of Dubai (ICD) ou du gouvernement de Dubai à des taux concessionnels. En fait, à l’exception du financement d’un seul appareil en 1987, ni l’une ni l’autre de ces entités ne s’est jamais portée garante d’aucun prêt souscrit par Emirates.

Emirates a mobilisé des fonds correspondant à un total de 21,6 milliards de dollars à l’heure actuelle en vue du financement de nouveaux appareils et de la couverture d’autres exigences financières. Ce montant a été rassemblé auprès de différentes sources, en particulier des baux d'exploitation, des agences de crédit à l’exportation européennes et américaines (un peu plus de 20%) et à l’aide d’emprunts adossés à des actifs commerciaux, ainsi qu’auprès de sources non conventionnelles telles que des fonds islamiques et le capital d’investisseurs japonais et allemands dans le cadre de crédit bail adossé transfrontalier à base fiscale.

Emirates fait l’objet d’un contrôle de gestion total et indépendant conforme aux normes internationales les plus strictes par PricewaterhouseCoopers (PwC), ainsi que par des auditeurs du gouvernement de Dubai. L’audit de PwC est réalisé conformément aux normes internationales d’audit de la Fédération Internationale des Comptables (International Federation of Accountants). Les comptes d’Emirates et ses rapports annuels sont publiés depuis 1993/94 et sont totalement accessibles sur Internet à l’adresse ekgroup.com.

Q. Dans quelle mesure Emirates a-t-il recours au trafic de sixième liberté ? ((Le droit de transporter des passagers ou des cargaisons d’un deuxième à un troisième pays avec escale à Dubai)

R. Au cours des dernières décennies, la plupart des secteurs de l’économie mondiale se sont ouverts à la concurrence. L’aviation reste toutefois réglementée par un ensemble de contrats de service bilatéraux entre les États qui, dans de nombreux cas, restreignent considérablement la concurrence effective en limitant la liberté du ciel. L’échange des troisième, quatrième et cinquième libertés de l'air est en général au cœur des négociations de contrats de services aériens. Les pays ne négocient pas traditionnellement l’échange des droits de trafic de sixième liberté. Des tendances protectionnistes apparaissent souvent lorsqu’une compagnie aérienne étrangère est perçue comme « exploitant » des opportunités de trafic de sixième liberté. Ces liaisons constituent toutefois depuis longtemps un élément important de l’aviation. Il s’agit d’un élément essentiel des modèles d’affaires de tous les transporteurs de réseaux et d’une source cruciale de concurrence.

Les grandes compagnies aériennes européennes telles que British Airways, Air France, KLM et Lufthansa exploitent un trafic de sixième liberté dans leur plaques tournantes depuis des décennies. Singapore Airlines et Cathay transportent également des volumes considérables de trafic de sixième liberté entre l’Europe et l’Australasie et entre l’Australasie et l’Amérique du Nord par l'intermédiaire de leurs plaques tournantes. Même Air Canada transporte des volumes importants de trafic en provenance et à destination des États-Unis par l’intermédiaire de ses plaques tournantes. Le trafic de sixième liberté est également un élément essentiel du modèle d’affaires d’Emirates.

Q. Quelle est la relation entre Emirates et le gouvernement de Dubai ?

R. Emirates est détenue à 100% par le gouvernement de Dubai par l’intermédiaire de sa branche d’investissement commercial, Investment Corporation of Dubai (ICD). Emirates a reçu 10 millions de dollars de la part du gouvernement de Dubai sous la forme de capital de financement initial de créations d'entreprises en 1985, et 88 millions de dollars investis sous forme d’infrastructure, dont deux appareils B727 et le bâtiment de l’Emirates Training College. Ces sommes ont été plus que compensées par les paiements totaux de dividendes au gouvernement de Dubai, correspondant à une somme totale de 1,32 milliard de dollars jusqu’à maintenant. Le gouvernement de Dubai et la direction d’Emirates ont régulièrement expliqué qu’Emirates est tenue de satisfaire à des exigences d’autosuffisance et de rentabilité.

Q. Qu’est-ce qui fait le succès de Dubai ?

R. Le modèle d’affaires de Dubai s’inspire de la situation historique de la ville en tant qu’entrepôt, ce qui explique l’importance pour celle-ci de la liberté du commerce et de l’ouverture des marchés. Même s’il existe une relation étroite entre le gouvernement et beaucoup des entités commerciales stratégiques de Dubai, les principes d’entreprise commerciale se trouvent au cœur de l’activité de Dubai. Chaque entité commerciale est une société indépendante dotée de ses propres cibles en matière de bénéfices et d’une autonomie opérationnelle. Ce système n’est pas différent des structures d’entreprises choisies en Asie par exemple par Singapour, la Corée ou le Japon.

Q. Bénéficiez-vous d’avantages en termes de coût de la main d’œuvre par rapport à des transporteurs européens ou canadiens par exemple ?

R. L’intégralité du personnel d’Emirates est rémunérée par la société et n’entre pas dans la catégorie du fonctionnariat. Emirates assume des coûts sociaux significatifs pour attirer et fidéliser une proportion importante du personnel recruté dans le monde entier (Emirates emploie des citoyens de 156 pays) dans le cadre de contrats d’expatriation. Tous les ans, Emirates doit assumer un coût total moyen de plus de 400 millions de dollars correspondant aux avantages sociaux des employés expatriés – y compris les coûts de logement des employés et de l’éducation des enfants du personnel de direction, des pilotes, des ingénieurs et autres employés. Il s’agit de coûts qu’Air France, Lufthansa, Air Canada et Qantas n’ont pas à assumer. La structure des coûts d’Emirates de 13,32 cents par mile de place disponible en 2007/08 est comparable à celle des plus grandes compagnies aériennes internationales telles que Singapore Airlines et Cathay Pacific, entre autres.

Q. Pourquoi l’opinion d’Emirates présente-t-elle un intérêt pour les décisionnaires politiques et les autres parties prenantes du secteur de l’aviation ?

R. Dans un délai de cinq ans, Emirates disposera d’une flotte entièrement constituée d’appareils gros-porteurs de 200 avions, ce qui en fait l’un des principaux opérateurs de la douzaine de compagnies de ce type et l’un des 20 plus grands transporteurs en termes de taille générale. De plus, au cours de la décennie qui vient de s’écouler, le Groupe Emirates a constamment figuré parmi les dix plus grands groupes de compagnies aériennes sur différentes mesures de rentabilité. Il s’agit de l’une des plus grandes compagnies aériennes du monde, et à ce titre, Emirates participe à des débats et discussions aux niveaux national et international sur les questions fondamentales affectant ce secteur d’activité. Emirates a choisi de ne faire partie d’aucune alliance, et pense qu’il est dans l’intérêt des clients que la société reste indépendante. Nous ne voyons aucun avantage tangible à sacrifier notre liberté d’action. Nous continuons à préférer la souplesse dont nous bénéficions sur l’exploitation de nombreux accords de partage de code et intercompagnie avec d’autres transporteurs lorsque ceux-ci sont mutuellement avantageux.